Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 19:23

A tous les gentils, à tous mes amis, à Lolotte et à Vini...

Bonne année !

  

A tous les extras, à ceux qui sont toujours là..

Bonne année !

  

Aux très curieux mais non moins adorés Furieux

Bonne année !

  

A ceux qui ne me sont rien et que je croise de très loin…

Bonne année !

  

Aux sans âme et sans personnalité …

Bonne année !

  

Aux faux stressés qui passent leur temps à la machine à café…

Bonne année !

  

Aux « couleur mur moquette », fayots ou démagos…

Bonne année !

  

  

A tous les lâches,

Qu’ils soient par la vie écrasés, laminés, broyés…

  

A tous les menteurs,

Qu’ils soient démasqués et ne s’en remettent jamais…

 

Aux méchants malfaisants,

Qu’ils puissent souffrir intensément, pour le mal qu’ils ont fait…

  

A ceux qui m’ont fait mal, inconsciemment,

Que la nouvelle année m’apprenne à pardonner…

 

A ceux qui m’ont fait mal, volontairement,

Qu’ils découvrent, à leur dépens, le sens du mot atrocité…

 

 

A tous les cons…

Restez tels que vous êtes et ne changez jamais !

 

 

Je suis moi-même la conne de quelques uns...

 

 

Devrais-je plutôt dire… de nombreuses et de nombreux , c’est certain..

Mais pour cette nouvelle année, telle que je suis, je resterai !!

 

 

Même si ça ne vous fait pas rire, je resterai boulet…

Même s’ils me font souffrir, mes choix j’assumerai …

Tout comme j’assume ceux que j’ai d’ores et déjà fait…

Croix sur carrière et opportunités… quelle idiote j'ai été..

 

 

Je vais traçer ma route maintenant...

Avancer sans me retourner...

Le temps passe très très vite,

Et j’ai perdu quelques années…

 

 

Alors qui m’aime me suive !!!

Ensemble on va bien se marrer !!!

Et que ceux qui préfèrent me regarder passer… et critiquer

Restent bien installés les pieds dans le fumier...

Ou.. bien assis... dans leur médiocrité !!!

 

 

 

 

 

 

Par mirabelle des champs - Communauté : Les chroniques de la meute
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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 16:57

Vu que je m'emmerde à cent sous de l'heure, j'en profite pour vous donner des nouvelles...

 

Je suis actuellement chez moi, comme de nombreux jours, ceux où je bosse à distance, vu que la plupart du temps maintenant je ne peux plus conduire vu.....



que j'ai toujours mal au genou.

 

Je sais ce qu'en pensent certaines et certains..

Et bien figurez vous que ça y est !!!! la date est fixée....

 

Celà fait plus de deux ans maintenant qu'on m'a dit que je devrais passer sur le billard pour une petite sauterie qui me plaisait pas du tout...

 

Le temps que je me décide à prendre un nouvel avis... un an à peu près

 

Le temps que je me décide à suivre ce second conseil... une petite sauterie qui me laisserait moins la gueule de bois...

 

Le temps que mon genou en ait marre de mon indécision et se décide à prendre les choses en main (vous connaissez bien sûr l'expression : parle à ma main mon genou est devenu sourd)

 

Le temps donc que je comprenne que, quoi que je lui dise, il refuserait dorénavant de plier correctement et de désenfler, et surtout qu'il s'amuserait à me programmer des orgasmes aussi cosmiques que douloureux chaque nuit (oui ! j'ai le point G un peu déplacé lol)...(je n'ose pas écrire l'idée qui me vient sur mon genou devenu sourd.... mdr)...

 

Bref !Je me suis rendue à l'évidence

Fallait que j'y passe !

 

On s'habitue à ne plus se déplacer qu'à minima, sac à dos pour transporter les trucs, ou le petit sac accroché à la béquille pour les choses plus légères...

 

J'aurai d'ailleurs pu changer mes béquilles pour un déambulateur du plus bel effet !!! je l'imagine bien ! avec un petit panier à l'avant, à roulettes pourquoi pas, j'aurai même pu l'équiper d'un GPS et le customiser.....

 

Au fil du temps je l'aurai amélioré... la sécu m'en aurait payé un de plus récent tous les ans...

 

Je serai devenue la petite vieille qui se balladait sur un déambulateur à roulettes et à moteur, une queue de tigre volant à l'arrière dans les descentes et par grand vent... (les furieux si vous me lisez...) Je lui aurai installé un petit coussin... (lolotte si tu lis...) et mis un petit chien en plastique qui bouge la tête et dont les yeux s'allument dans les cahots...

 

On m'aurait vue passer à fond la caisse à roulettes à longueur de temps, j'aurai même pu l'équiper pour transporter des objets encombrants et rendre service aux voisins qui me piquent sans arrêt mon diable... j'aurai donc pu être utile au moins une fois dans ma vie...

 

J'aurai arpenté en permanence les rues sur mon transpalette pour vieille dame éclopée ... la musique à fond dans les oreilles...

 

Et j'aurai sans doute terminé mes road trips de folie en prenant à contresens la bretelle de l'autoroute par une nuit noire où j'aurai roulé bourrée.... et où un de ces putains de camions qui m'emmerdent tous les matins quand je vais bosser, ne m'aurait vue qu'au dernier moment et m'aurait écrabouillée.... ne laissant sur le bitume que des bouts de métal fluos customisés, une roulette en train de tourner, de la musique à fond et un petit chien qui bougeait la tête....

 

Arf !

 

Non ! je dois me rendre à l'évidence, je préfère retrouver l'usage de mes jambes.

 

J'ai encore et furieusement l'envie de retourner à la salle de sport, et croyez moi, du jour où je vais y retourner je vais rentabiliser mon abonnement hein !... j'ai aussi des invitations pour sortir et j'ai encore l'âge d'aller danser... j'ai envie de retourner crapahuter là-haut, où le silence me remet les idées en place, et surtout j'en ai marre de voir Nat me faire la gueule à chaque fois que je veux aller faire une ballade...

Un de ces quatre elle va filer un coup de sabot à un mec qui aura des béquilles et qui va se demander ce qu'il a bien pu faire à cette jument d'habitude si paisible...



Donc le bloc est réservé

Et sauf contre temps (ou konnerie de ma part qui ferait qu'il faut avancer la date en urgence....)

Ce sera le 7 février...

 

En attendant je vais donc continuer à aller de chez moi à mon bureau, je n'enlève l'attelle que pour conduire et je la remet aussitôt au bureau, ce qui fait que je reste dans mon pigeonnier toute la journée, sandwichs de midi à la clef... ou alors je reste chez moi dans mon camp retranché..

 

Parce qu'il n'y a pas que sur moi que les travaux de réhabilitation étaient nécessaires...

 

Il a été décidé que le petit quartier où je réside serait réhabilité lui aussi.

Ils nous changent tout. Portes, fenêtres, ils refont tous les murs...

Pour ma part j'ai déjà eu droit à l'électricité complètement refaite avec des sortes de plinthes blanches qui courent partout... très kitch !!

J'ai une nouvelle porte de garage et j'en suis là !

 

L'immeuble d'à côté a été complètement paré d'un échafaudage qui le recouvre complètement, ils ont attaqué les pavillons... Juste ces kons ont pas pensé qu'il pouvait y avoir de l'amiante dans tout ce merdier et ils ont pris trois mois dans la vue quand ils ont en trouvé... et où tout s'est arrêté...

 

De un an de travaux ont va passer à un an et demi...

 

Les changements de fenêtres se feront façon cosmonautes et je ne pourrai même pas admirer les torses ruisselants de sueur... (oui ! mon point G me travaille...)

 

On vit donc dans un camp retranché façon dernier petit village de Gaule, où l'on navigue à vue entre les échafaudages, les camions-grues, les camions tout court et les bennes à tout et n'importe quoi... les envahisseurs ne sont pas romains mais ils ont tous un casque... et ils sont plus nombreux que les autochtones, l'histoire se répète donc....

 

Moi je suis dans ma toute petite maison bien cachée...

 

C'est dans ce contexte que cet après-midi, juste avant d'avoir envie de vous raconter tout ça, en contemplant les jambes de l'envahisseur sur l'échafaudage à mi hauteur d'une de mes fenêtres, que j'ai fait un petit et très léger parallèle avec mon propre échafaudage.... prénommé Attelle 2e du nom...

 

Ma chère Zaza, voici du grain à moudre...

 

Je porte une attelle, au milieu d'habitations cernées par des échafaudages, tout n'est que maintien et protection dans cette histoire...

Est-ce neutre ?

 

Ne serait-ce pas que la pire bad décision que j'ai prise récemment et que tu connais m'a transformée en compotée de mirabelle en robe de béquilles qui n'arrivera plus jamais à se solidifier et que celà nécessite un appui solide ?

 

Je sais ce que tu vas me dire ! Ne le dis pas !

Tu m'as trop encouragée hein ! pour une fois que j'ai tenu compte de tes arguments et que je t'ai écoutée ....

 

Bref !

 

A bientôt pour de nouvelles aventures !!!!

 

 

Par mirabelle des champs - Communauté : Les chroniques de la meute
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Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 16:15

Bon ! Etant donné que les bestioles me gavent en me disant que je n'écris plus et de toute manière plus jamais sur le taf, je vais profiter de ma enième immobilisation forcée pour le faire.

Mais commençons par le début...

 

Le mois dernier je suis descendue en vacances.

Après ma première journée à récupérer j’ai, dès le lendemain, entrepris un ptit truc que j’avais cogité. J’avais en effet décidé de me taper, à quatre jambes, le petit col que j’aime bien faire quand j’ai envie de me laver la tête.. Rien de tel qu'une décision prise dans la nature !!

  

Je suis donc partie de bonne heure avec flotte et pâte de coings dans mon sac à dos, d’habitude j’emmène aussi mon déjeuner mais là il était prévu que Nono me récupèrerait en haut et monterait les victuailles pour faire pique-nique avant de me redescendre vu que grimper le col avec béquille était suffisamment prenant mais que redescendre dans la foulée (si l’on peut dire) j’aurais pas pu.

  

A deux jambes je le fais en quatre heures. J’en avais prévu six… j’en ai mis sept…! c’est pourtant une voie facile, sans grimpette forcenée, par les petits chemins… escarpés soit !, mais tranquilles…

  

Il était plus de quatorze heures quand je suis arrivée. Nono se finissait une spéciale tranquilou et avait prévu de descendre à ma rencontre après.

Ptain !!!! J’aurai pu être morte hein !!!! Pfff !!!

Il avait prévu l’apéro et le saucisson… j’avais la dalle… il faisait beau… tout allait bien.

  

C’est le lendemain que je me suis souvenue qu’en plus d’un genou j’en avais deux et que j’avais également plein de muscles…

Le bon côté est que mon mal au genou était devenu secondaire…

 

M’en tape… j’étais trop contente d’avoir réussi !

 

J’ai passé quelques jours quand même à me déplacer façon crabe un peu trop porté sur le jaja et quand j’ai retrouvé une allure plus … harmonieuse… je suis allée dire bonjour à Nat.

 

Elle m’a vu arriver de loin et m’a lancé un regard qui disait : toi ! si t’essayes de me grimper sur le dos avec la grâce d’une danseuse unijambiste comme la dernière fois, jte file un coup de sabot.. !! je l’ai très vite rassurée et j’ai passé un très long moment la tête contre elle, à l’écouter respirer et me parler tout doucement….

 

Ça c’est carrément du bonheur…

  

Le reste des vacances a été ponctué d’apéros divers et de bouffes à engranger des kilos pour le restant de mes jours… Tarot et autres jeux d’argent, j’ai même réussi à ne pas perdre tous mes os dans des parties de rami désossé… « sont à chier tes os Nine.. j’en veux pas !!! » ah ah ah !!!!

 

Je suis rentrée la voiture pleine de légumes et de provisions à boire (ravitaillement en Espagne oblige) et à fumer… et contrairement à mon angoisse, aucune lettre ne m’attendait pour me dire que j’avais été photographiée sur le trajet aller… (les boules quand même, la fois d’avant je m’étais tapée les 1000 km l’œil sur le cadran pour respecter et c’est à même pas dix bornes de l’arrivée que je me suis faite avoir !!! et en plus je sais où il est ce putain de radar !!!!)..

 

Puis j’ai repris le chemin du taf pour retrouver les foldingues… (ah vous pleurez parce que je parle plus de vous ! et ben vla)…

 

Les dernières arrivées sont… comment dire… un peu déjantées… Euphémisme…

 

Elles bossent, elles parlent, elles ne se déplacent jamais l’une sans l’autre, elles bousculent tout sur leur passage, elles rappliquent dans mon bureau comme deux tornades qui chemineraient de manière parallèle et me sautent dessus quoi que je sois en train de faire, et bla bla bla et bla bla bla… elles m’usent….

 

Elles boulottent en permanence… bonbons.. gâteaux..

Elles ont le tiroir à douceurs… le tiroir de secours plein de douceurs… le tiroir fermé à clefs (Fanfan gardant la clé) en cas de rupture soudaine du stock et enfin le petit coin dans l’armoire à Fanfan en cas de drame total….

 

Le problème c’est que le reste de l’équipe s’est mis au diapason…

Il y aura en effet, et définitivement je le crains, l'avant et l'après "grandes journées de folie"... de huit heures du mat à tard, très tard, très très tard, sandwichs, coca et cafés à profusion....

 

Ces quelques jours nous ont vu travailler d'arrache-pied et ensemble, on avait pas le choix, les deux équipes qui d'habitude se côtoyaient (et s'entendait déjà fort bien)... ont dû faire face au cataclysme des trois mille dossiers à préparer dans l'ordre et dans le désordre avec ajouts de documents à tous bouts de champs... Taylorisme, rires, fou-rires, pétages de plombs, agraphage de doigts...

 

Depuis, donc, tout ce petit monde se déplace en nid, se marre en permanence, parle en permanence, boit du café en permanence, boulotte en permanence…. Et fort heureusement bosse aussi génialement en permanence…

 

Le jour où j’ai ramené le kilo de bonbons restes de la soirée Halloween (où je suis rentrée trop tard pour pouvoir satisfaire tous les petits sonneurs maisj'en avais acheté des tonnes) ce jour là donc, j’ai cru que j’allais y passer… elles étaient toutes autour de la cafetière... j'ai dit... j'ai un sac de bonbons...j’ai juste eu le temps de balancer le sac sur le bureau et je me suis vite collée contre le mur… oula ! ça fait peur hein !



Tain, dire que le calme était revenu dans cet étage depuis que Fanfan avait arrêté ses jetés de caramels au beurre salé (vu que j’y avais laissé un plomb)… c’est reparti comme en quatorze !

 

Ceci pour arriver à l’épisode « saperlipopette »…

L’origine de l’histoire remonte à il y a un an à peu près, alors que les deux foldingues me vannaient sur l’intérêt visible que me portait l’un des techniciens de la chaîne de télé venue faire un tournage… (je précise qu’ils nous passent les fils des micro-cravates… sous les vêtements histoire qu’on ne voit rien) mmmmm.

 

En parlant de voir, moi, j’avais rien vu.. d’où l’idée d’Anne-Cha : « faut trouver un mot qui te fasse tilt quand on le prononce… et si on voit qu’un mec te drague… on va dire… on va dire…

Faut trouver un mot pas banal pour que tu percutes !!… j’ai trouvé !!! Saperlipopette !!! »

Arf ! faut le placer dans une conversation hein !

 

Et depuis ce jour elles ont transformé le jeu et l’ont ouvert à hurler à chaque fois qu’elle voit un mec pour moi, même si celui-ci reste distant….

 

Un jour donc, et voici pour l’histoire en elle-même, un jour disais-je j’étais assise à mon bureau, ma patronne face à moi, nous avions fermé la porte et nous téléphonions avec haut-parleur (dire « faire une conf call » si on ne veut pas avoir l’air ringard) avec un monsieur très important qui habite de l’autre côté de la Seine…

 

D’un seul coup la porte s’ouvre à la volée et Anne-Cha, la chevelure en bataille hurle « saperlipo……» oups !!! coup d’œil noir de la patronne…. Silence au bout du téléphone…

 

Elle a refermé la porte tout doucement, est repartie sur la pointe des pieds, … et lorsque la conversation téléphonique a été terminée ma patronne m’a juste dit, l’œil toujours aussi noir : « je souhaite que vous canalisiez l’énergie de vos troupes Marie ! »… « mais bien sûr !!! »

Facile à dire hein !

 

Je peux essayer d’être tyrannique, j’ai d'ailleurs appris récemment que je pouvais l’être, le tout était teinté d’une connotation de méchanceté de ma part….

 

Et là je vais faire un apparté :

On a dit beaucoup de choses sur moi, que j’étais hyper exigeante, comminatoire, que j’avais un foutu caractère, limite bi-polaire, que j’étais un boulet ou des trucs du genre, mais le mot méchanceté je ne crois pas qu’il ait beaucoup été utilisé.

Je pourrais tester bien sûr, y compris la méchanceté gratuite, je vois bien maintenant de quoi il s’agit, mais je ne sais pas très bien quel est la satisfaction que l’on peut en retirer…

Il faudrait peut-être que j’essaie, en attendant cela a ouvert la voie à une intense agitation moléculaire.

Peut-être ne me suis-je pas rendue compte que j'étais devenue insensible... aucune raison tout le monde le sait... vie tellement heureuse... peut-être suis-je tout simplement et effectivement méchante... Bref ! j’ai enregistré la donnée. Je referme la parenthèse.

 

Revenons aux bestioles...

Les canaliser donc !

Je leur ai demandé de modérer leurs ardeurs et ça a eu l’air de marcher…

De temps en temps la patronne entendait un petit saperlipopette traîner de ci de là mais sans plus…. Le principal étant qu’elle ne sache pas à quoi ça correspondait histoire que je puisse garder ma dignité..

 

L’autre jour, je descend vers 13 h 15 au restau administratif avec ladite patronne et quelques collègues et en entrant je vois le nid des bestioles foldingues occupant tout un coin de la cantoche..

 

Nous nous installons à l’autre bout, non pour les éviter mais parce qu’il n’y avait de la place que là et commençons à déjeuner en parlant boulot.

 

Imaginez une grande salle où déjeunent à peu près deux cent personnes…

Et c’est dans un brouhaha de voix et de bruits de fourchettes que d’un seul coup nous avons entendu hurler « Saperlipopetteeeeeeee »

 

Silence total d’un seul coup d’un seul..

 

Vision d’Anne-Cha debout qui, du haut de son 1,80 m 60 kg toute mouillée, faisait des grands moulinets de ses bras l'un dans ma direction l'autre pointant direction la caisse où un mec avait le nez dans son plateau…

 

Les autres mortes de rire à côté d’elle…

 

Le temps que je pique mon fard et que tout le monde se remette à papoter, ma patronne me dit alors avec un petit sourire « non non Marie, il n’est pas pour vous celui-là !! »

 

Arf !

  

Elle savait !

 

Je ne sais pas depuis quand ni comment…

 

J’ai pris un air le plus digne possible et j’ai plongé dans mon assiette…

 

Au retour, j’ai eu avec Anne-Cha et Obi One une petite conversation… sur les éventuelles mesures de rétorsion…

 

Je n'ai pas encore trouvé mais j'ai ma petite idée...

 

Un de nos collègues est ceinture noire de karaté et comme il est aussi prof diplômé il avait envie de donner des cours au taf et je lui ai trouvé la salle..

La première séance de démonstration a eu beaucoup de succès et moyennant l'achat d'une licence, d'un kimono et la production d'un certificat médical il y a pas mal d'intéressés...

Mais faut quelqu'un pour gérer l'intendance hein... et donner l'exemple... en participant bien sûr...

Tous les mardis midi et tous les jeudis soirs les belles !

Vous me voyez venir ??

Elle vous plaît ma ptite idée ???

Ah ah ah ! vous vouliez que je parle de vous...

C'est fait !!!

 

 

 

 

Par mirabelle des champs - Communauté : Les chroniques de la meute
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Dimanche 11 septembre 2011 7 11 /09 /Sep /2011 17:00

Je vous avais promis nos petites vacances italiennes… les voici…

 

Le dimanche 14 août, en fin d’après-midi, j’ai récupéré LA rousse,  LA valise et LE chapeau à la gare du Nord et nous avons tranquilou réintégré mes pénates pour se faire un apéro copieux… à en bouder le reste du dîner. Soirée peinarde en compagnie virtuelle de la petite qui s’impatientait déjà et le lendemain matin, dès potron-minet, nous avons entrepris notre équipée sauvage, le pic d’inquiétude aussi élevé que celui de la météo puisque toute la partie française s’est faite quasiment sous la pluie…  non sans avoir mis la ceinture de sécurité à LA valise de Lolotte histoire qu’elle m’agresse pas sournoisement par derrière en cas de coup de frein. LA valise est à elle tout seule un monstre mauve à en donner des cauchemars à Alice au pays des belges merveilles…

La Suisse, sous la pluie…

Passage par le tunnel du St Gothard que je propose à tous les adeptes de l’angoisse…

Plus de 17 km  avec une vitesse limitée à 80 sur une seule voie… galère à quatre roues… un monstre prêt à sauter à l’arrière…

Mais à la sortie !!!! un soleil radieux !!!

Chiccccc !!!!!

Notre baromètre interne est remonté illico dans le rouge … et n’en est plus descendu vu que le seul mot à retenir pour nos vacances aura été le mot “chaleur”…

 

Je dois par ailleurs vous faire part, à ce moment précis, d’une information essentielle aux yeux de la pilote extraordinaire que je suis :  le co-pilotabe belge en Italie est beaucoup plus fiable que le co-pilotage italien en Belgique !!!

(mééééééééé - grrrrrrrrr dit-elle en lisant)

 

Arrivées à bon port en fin d’après-midi, douche vivifiante et rafraîchissante et… apéro.

 

Le reste du séjour a été relativement tranquille, faute à la chaleur…Une permanence aux environs de 35°…

Il faisait si chaud qu’on a même pas fait nos traditionnels apéros à tous les repas !! non mais !! vous vous rendez compte !!!!

Notre activité a donc surtout consisté à aller du patio à la piscine c’est-à-dire à peu près 10 mètres,  et retour… via de temps en temps la case bronzage sur l’herbe…

 

Mais d’abord le décor. Imaginez une maison à un étage, une partie surplombant un très grand patio ouvert sur deux côtés au centre duquel une table. Imaginer une caméra posée et passer le film en accéléré permettrait de se rendre compte de l’intense activité autour de cette table à toute heure de la journée, voire très tard (ou très tôt) dans la nuit. Outre les petits déjeuners, les apéros, les déjeuners et dîners, les parties de cartes ou de jeux divers, à chaque instant quelqu’un y passe, s’asseoit, pose un livre, un café, un verre, un nécessaire à couture, un ordi portable.. repart.. revient…

Avec le ballet de ceux qui arrivent, qui repartent, qui passent… les voitures  (je devais me faire prendre en photo dans le splendide coupé mercedes noir de Simoné histoire de me la péter un peu mais j’ai oublié pfff !) la moto de Nico, le vélo… bref ! calme mais….

Légèrement animé…

 

Côté personnages du film (et sans entrer dans le détail parce qu’il n’y a qu’eux qui pourraient en parler),  et côté féminin  il y a d’abord une super nana extraordinairement gentille et très drôle… (surtout lorsqu’elle met ses fausses dents à l’heure de l’apéro… ah ah ah !)… une maman qui passe régulièrement et qui parle, qui parle…  une jeune femme très très  enceinte et très très resplendissante… une cousine qui fait des photos splendides… et la Ptite bien sûr… mi-ange mi-démon… la Ptite quoi !

Côté masculin, il en manquait un (et je lui envoie un ptit bonjour), sinon… deux garçons, beaux à me donner envie de retrouver illico  ma jeunesse et surtout si gentils, vraiment sympas… tout autant que le conducteur de la si belle voiture, et tout autant que l’homme à la moto, qui pourrait être italien pour parler autant lui aussi s’il n’était pas français mais tout aussi drôle que les autres.

 

S’agissant de la vue, je vous renvoie à mon écrit précédent, c’est le terrain/fleurs/jardin, la piscine, et juste derrière le lac et la montagne…

 

Retour sur nos journées qui ont été calmes, je vous l’ai dit, chaleur oblige, et se sont presque toutes ressemblées.

 

Une journée type me voyait me lever la première, d’abord parce que Viviane avait décidé que chaque nuit, à quatre heures pétantes, elle me ferait comprendre qu’elle voulait sortir (le  son lugubre, presque incongru, qui sort d’une si jolie chatte angora au poil blanc et soyeux peut surprendre… surtout lorsque l’on dort du sommeil du juste…). Ensuite parce que je suis pas trop du style à traîner au lit.

 

Lever véritable donc, de bonne heure, je sortais mon ordi sur LA table, dehors, et réveillait sans douceur la nouvelle cafetière italienne au caractère bien trempé vu qu’elle nous agressait régulièrement à coup de jets soudains de calcaires (j’ai d’ailleurs calmé ses ardeurs à grand renfort de vinaigre blanc..)

 

Je passais ensuite plusieurs cafés endormis enfumés et sereins, à contempler d’un œil le lac tout en m’occupant de ma petite ferme virtuelle de l’autre, et en ouvrant un seul œil à la fois histoire de pas me réveiller trop vite.

Lolotte arrivait ensuite…

 

Certaines ou certains d’entre vous connaissent bien cette situation ou vous êtes encore si bien dans votre sommeil, avec le goût de la cigarette et du café… il ne faut surtout pas que l’on nous parle histoire de prolonger le plus possible ce moment délicieux..

 

Alors imaginez…

Juste imaginez…

Bonjour !!! tout enbabillé de Lolotte.. et bla bla et bla bla…!!!…!!!!

Rester concentrée …

Répondre mais ne pas se réveiller…

Répondre parce que d’une part Lolotte est polie, et c’est ne pas me dire bonjour qui pour le coup m’aurait beaucoup plus perturbée…

et d’autre part et surtout car elle est tellement adorable qu’il n’y a pas de raison pour que je fasse pas ce petit effort…

Petites réponses mesurées donc,  sans risque pour réveil toujours feutré…

 

Petits allers-retours de Lolotte patio-douche, patio-cuisine…

Installation de l’ordi de Lolotte…,

Rester concentrée…

Arrivée du petit déjeuner de Lolotte…

Rester concentrée…

Séance de coupe du pain avec couteau à petites dents …Table qui commence alors à trembler,

Table qui  bouge de plus en plus fort, au rythme de plus en plus rapide du couteau….

Lolotte qui s’acharne !!!! sur ce putain de couteau !!!!Tenter de rester concentrée… !!!

Tenir la clope dans le cendrier !!!

sauver la tasse de café !!!

stabiliser l’ordi…

Pain finalement coupé !

Réveil effectué !!!!

 

Bien plus tard la maison se bougeait doucement, et l’on voyait  quatre petites pattes descendre l’escalier… se précipiter sur moi pour un bref arrêt caresses… et aller s’installer auprès de l’animal roux occupé à déjeuner, Nina est une petite chienne intelligente, qui sait reconnaître la main qui lui glisse à manger.. (et on se demande pourquoi elle est devenue allergique à ses croquettes après le belge passage !!!!)…

Puis c’était le tour de la ptite, toute ensommeillée… méééééé…

 

La journée se passait ensuite entre baignades, lecture, petites sorties… les déjeuners presque sans apéros histoire de ne pas transpirer un peu plus…

Siestes et super-mario….

Apéro quand même le soir tard…

Baignades rafraîchissantes à minuit sous les étoiles, à jouer à la balle aux couleurs changeantes…

Parties de  belote  cointrée  avec CC , l’équipe Lolotte/CC ayant TOUJOURS, sauf une fois, gagné contre Vini/Mira… leur danse des gagnantes… pfff !!!! Tricheuses !!!!! (j’ai à ce propos appris une expression italienne que j’aime beaucoup…)

Elles poursuivaient ensuite par des parties de rummy et l’heure était à un repos bien mérité, la fraîcheur revenant un peu la nuit, et je dormais déjà avant que ma tête ne se pose sur l’oreiller, vu que j’étais crevée de chaleur mais vu aussi qu’il fallait pas que je perde de temps faute à la chatte dont je vous ai déjà parlé, qui illustre bien l’expression populaire « être réglée comme une horloge… »… à quatre heures…. guttural « mouaouuuuuu »…

 

Que  dire de plus de ces chaudes vacances somme toute reposantes ?

 

Que les deux loulouttes m’ont martyrisée !

voilà ! c’est dit !

 

Lors de ma première baignade, j’étais là, tranquille, allongée sur le ventre sur le matelas pneumatique, me laissant bercer par les vaguelettes que ma main créait dans la piscine, lorsque…

Ces deux folles sont entrées dans l’eau façon joyeuse colo à la mer et ont voulu voir si on pouvait tenir entassées à trois sur le matelas, les unes par dessus les autres, …

Lorsque Lolotte s’est allongée sur moi j’ai eu très peur et j’ai hurlé « nonnnnnnnn Lolotteeeee » !!!

mais vu qu’elle avait visiblement pas envie de renoncer à la tentative j’ai pris ma respiration…

Lorsque Vini, avec la grâce de l’ancienne danseuse de samba qu’elle est, est venue s’écrouler littéralement sur l’échafaudage, mon sang n’a pas eu le temps de finir son tour, ma bouche s’est ouverte, le matelas s’est enfoncé sous l’eau, dans l’ordre, dans le désordre et tout en même temps, et j’ai bu une tasse à en faire pâlir de jalousie le réservoir de l’agressive cafetière !!! Elles ont voulu me noyer !!!!!!

 

Mais c’est pas fini !

Quitte à me reposer j’avais entrepris de lire... et bien elles m’ont forcée ! oui ! je dis bien forcée !

à découvrir les aventures de H. Potter… Tain ! je me suis farcie les quatre premiers tomes en une semaine… besoin d’une ptite pause avant d’attaquer les trois derniers hein !!…

 

Mais c’est pas fini !

Elles m’ont fait une nouvelle tête, Lolotte à la coupe et Vini à la couleur, pour être  coiffée avec la mèche « Paola Marella » … Vous connaissez ma patience légendaire hein ! ….

Mais comme  Lolotte était aux ciseaux, et qu’elle me regardait avec son œil de « toi moufte pas où je te taille une cravate à même le décolleté »… c’est plutôt Vini la méticuleuse, la très très… très très…. méticuleuse… que j’ai stressée… c’était plus sûr !!!

Le tout s’est déroulé en deux séances, heureusement dirais-je, parce que je me serais peut-être rebellée…

 

Mais c’est pas fini !

On est allées jusqu’à Bergame, la vieille ville… et bien elles m’ont lâchement abandonnée à une table de café pour aller explorer les lieux… et j’ai passé mon temps à discuter devant deux pauvres bières avec un pigeon très cultivé mais à l’œil très noir qui a boulotté toutes mes chips !!! tain !!!!

 

Mais c’est pas fini !

Lolotte faisait que me voler mes tartines préparées et faire que me passer le beurre quand je lui demandais… Tain ! la belge !!!! quand on dit passe moi le beurre Lolotte ! c’est une expression ! t’es pas obligée de me le passer sous le nez et de le reposer !!! et en plus quand elle me tendait quelque chose et bien elle le lâchait jamais !!!!

Et bien j’ai mis en place une mesure de rétorsion à la Mira !…. Voilà ! … 

 j’ai arrêté de manger !!!

(oui je sais,c’est pour ça que j’ai dit à la Mira, j’ai eu faim tout l’après-midi et qui c’est encore qui a rigolé ?)



 Voilà c’est fini pour les brimades !

 

On a aussi fait des sorties en ville pour se réapprovisionner et on n’a pas pu résister au plaisir de boulotter des glaces italiennes tout en matant les mecs…. Trois énormes boules superposées… recouvertes de chantilly… mmmm…. dans un tout petit cornet… sous le soleil….

La fonte rapide des glaces a eu un effet positif sur leur taux de suicide … aucun acte désespéré n’est venu gâcher nos séances de cotation cette année… les lolos à Lolotte sont restés vierges de toute crême glacée…

 

Au rayon autres activités nous avons eu l’atelier « côtoyer harmonieusement les voisins ».

Ils sont suisses et allemand et ont deux énormes bergers des Pyrénées...  à couper le souffle si tenté qu’on en ait encore lorsqu’on les voit pour la première fois… mais ils sont si gentils (les voisins et les chiens).

 

La première séance s’est tenue en fin d’après-midi le deuxième jour, Vini les a invités à prendre l’apéro et nous avons, à 5, descendu façon piste noire mur verglacé deux bouteilles de rosé et quelques bières…

 

Ils nous ont rendu l’invitation un après-midi avec apéro… à 16 h..Habitudes allemandes peut-être…Bouteilles de rosé… piscine (grande grande … piscine) bouteilles de rosé…. Piscine à nouveau pour certains…. Bières….

C’est ce jour là qu’on a eu l’impression d’avoir un petit vent bien frais qui séchait nos suées enrosées et enbierrées… Lol ! il faisait 32 à l’ombre !

Quand je vous dit qu’on a eu chaud !

 

Il y a eu aussi la soirée où j’ai cuisiné mes crevettes à la catalane et où Lolotte nous a fait une déco magnifique à en faire bégayer d’envie en français le teuton voisin.. 

 

 et une autre soirée pizza-multi-bières au bord du lac qui s’est terminée chez le glacier avec juste eau gazeuse qui avait du mal à passer pour moi… (faudra vraiment que j’arrête la pizza hein !)

 

Voilà ! j’ai bien dû en oublier…

 

Le dernier matin nous avons bisouté la ptite, l’avons laissée à son portail avec Nina, et nous sommes reparties sous la chaleur, avons repassé le tunnel du St Gothard… et avons trouvé la pluie (quand je dis la pluie… des trombes d’eau plutôt)…

 

A l’arrivée avons pris un apéro..

 

Retour de LA valise, DU chapeau et de Lolotte à la gare du Nord le lendemain après-midi...

 

Voilà ! c’était fini !

 

Il y a juste un ptit truc que je veux vous dire…

 

Quelque part, en Italie, il y a une petite maison sur les hauteurs, remplie de gens attachants…

Vous ne pouvez pas vous tromper si vous la cherchez…Il y a un petit nuage juste au-dessus, un nuage rempli de tendresse et de complicité.

Par mirabelle des champs - Communauté : Les chroniques de la meute
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Dimanche 21 août 2011 7 21 /08 /Août /2011 18:31
 

Hello !

Bon ! il semblerait que j’ai un poil de retard à rattraper….

Allons y donc…

 

Là, telle que vous me lisez, je suis assise à l’ombre. Il fait plus de 35° (ils ont annoncé 38) depuis plusieurs jours et clairement j’ai chaud.

Si je regarde devant moi, il y a une pelouse sur laquelle, au milieu de quelques fleurs, une piscine est posée…

Si je lève juste un peu les yeux, au-delà de l’olivier qui pourrait faire de l’ombre à la piscine s’il n’avait arrêté sa croissance, il y a le lac. Je vous ai déjà parlé du lac… celui qui change de couleur au fil des heures, et pour l’instant il est vert émeraude, du vert de la montagne qui le surplombe et qui lui donne sa couleur. Je suis en Italie

C’est calme, c’est beau, tout serait parfait si…



Si… lorsque mon regard revient vers la piscine je n’y voyais pas le plus souvent deux têtes… hilares…. Bruyantes… L’une rousse et hirsute, l’œil en accent circonflexe, l’autre les cheveux mouillés collés, noisetteoeil au regard qui tue.

 

Leurs onomatopées, leurs cris, leurs rires… viennent pour le coup troubler la poésie du lieu ….



Je vous parlerai plus tard de ces vacances italiennes. Pour l’instant j’ai du retard à rattraper.



Bon ! que s’est-il passé depuis la dernière fois que j’ai écrit ici ?



Doudou d’abord ! il est revenu dans ma vie dès qu’il a eu lu ce que j’avais écrit la dernière fois en me disant que je me trompais…. (me tromper ! moi ! mdr)… et comme on dit, on ne sait pas où on va mais on y va ! enfin… j’ai la main pas bien loin du frein à main !



Côté boulot ensuite ! c’est toujours la même folie, respiration profonde en arrivant le matin et journée en apnée avec tiroirs à gâteaux, tiroirs à bonbons, tiroirs à konneries et bien sûr des saperlipopettes …



Le saperlipopette est un animal de compagnie rieur, enjoué… plaisant à regarder… à qui on ne demande pas forcément de parler.

Le saperlipopette est un animal très recherché. Un de ces jours je vous expliquerai…



Je suis aussi descendue quelques jours dans la famille et à part les apéros je n’ai pas fait grand chose… sauf une belle balade à cheval.

Bien sûr Nat, ma jument préférée, s’est demandé ce que j’avais bien encore dû boire pour l’escalader façon roi des crapauds sur rocher escarpé soir de grand vent…vu qu’avec une seule jambe qui marche bien on a pas la grâce d’une écuyère pour enjamber…. Mais bon

Elle a dû se dire qu’avec le temps la cause devenait désespérée….



Tout était calme dans la montagne… seuls les bruits des sabots résonnaient un peu feutrés…et c’est en passant sur un des petits sentiers bien escarpés qui me croisaient régulièrement à la glorieuse époque où je gambadais seule avec mon sac à dos que je me suis dit qu’il allait falloir que je fasse quelque chose…



Et je l’ai fait dès mon retour ! encore sur ma lancée. j’ai récupéré mes radios etc… à l’hosto pour demander un second avis histoire de voir s’il fallait vraiment m’opérer du genou… En un an ! Pas  mal non … Suffit juste maintenant que je trouve un autre chirurgien et que je prenne le rendez-vous…. Rendez-vous dans un an ?



Puis l’été est arrivé.



La première virée fut belge.



Je suis partie avec l’auto un vendredi après-midi de juillet, direction Charleroi où je devais comme d’hab récupérer la Ptite qui arrivait d’Italie en avion histoire de poursuivre jusque chez Lolotte sans se tromper.

(Je vous rappelle que six mois en arrière nous avions erré, perdues dans la noire et enneigée nuit belge, à presque frôler le geste désespéré d’ouvrir les vitres pour fumer alors que nos sourcils gelaient à vue d’œil fermés…)

 

Donc là ! pas de problème ! j’avais repéré la route en arrivant… Prépare les spécialités Lolotte ! on arrive !!!

Bien sûr on a fini par arriver…



Je crois bien que je ne vais pas insister sur le périple qui nous a vu cette fois-ci visiter une bonne partie de la Belgique avant de pouvoir nous asseoir devant un bon verre encore bien mérité pour moi…

La ptite est incapable, je dis bien incapable !!!! de jouer les co-pilotes…. (méééééééé)…..

Soirée tranquille et arrosée, nuit sereine, le lendemain matin nous partions toutes les trois vers la Nordsee afin de la montrer à la ptite ….

 

Arrivées sans encombres vu que c’est Lolotte qui co-pilotait et même si j’ai eu envie de la tuer à quelques reprises…. Non non ! on va éviter le premier parking… mais pipi Lolotte ! pas le premier j’y dit !!! ….Une heure après toujours pas de second parking…..

 

La ptite ne disait rien, coincée à l’arrière sous les paquets, menacée en permanence par la valise de la rousse prête à dégainer le coup de poignée qui tue si elle avait voulu moufeter….

 

La pluie tombait… La mer était gris pluie… le parking embourbé… mais le gîte !!!

Là pour le coup c’était génial ! heureusement d’ailleurs car sinon il nous restait juste à aller nous pendre au robinet du distributeur de bière pression…. Pub irlandais (ou anglais) trop sympa…

 

Soirée dangereuse pour moi… ma tête et mes genoux à l’aplomb des fesses de ce charmant belge….

Visites et dégustation de spécialités, petits restos… accident de cuistax avec poteau et parapluie tout retourné de l’émotion d’avoir trois folles quelque peu hurlantes à protéger… coucous appuyés aux mecs sur le balcon et retour vers l’auto sous la pluie direction Paris.. la ptite à l’arrière, coincée, pas moufeter….etc….



Arrivée at home le dimanche en fin d’après-midi où le frigo trépignait de nous livrer quelques autres spécialités.

Les deux loulouttes devaient rester la semaine (jusqu’au vendredi où elles reprendraient le Thalys vers la Belgique puis retour Italie pour la ptite) et visiter Paris pendant que je bosserai…

 

Vous ai-je déjà dit que j’avais un job sérieux dans un lieu non moins sérieux, huissiers de garde à l’entrée, déverouillage seulement si patte blanche montrée ?

 

Peut-être aurais-je dû faire la leçon aux deux loulottes et leur rappeler que j’avais une réputation à tenir….

 

Peut-être que l’idée de les faire venir à mon bureau n’était pas forcément une bonne idée ?

 

Surréaliste est certainement le seul mot qui est venu à l’esprit des costumes couleur mur/moquette qui les ont croisées… leurs cravates habituellement prêtes à s’agenouiller devant tout supérieur l’air harassé se sont transformées d’un seul coup d’un seul en point d’exclamation ou d’interrogation selon que les loulouttes m’accompagnaient à l’arrivée ou venaient me récupérer…



Imaginez la tête des coincés, tous poils rentrés pour ne pas se faire remarquer, tombant sur la rousse cheveux en bataille tous nénés dehors et la ptite noisette œil qui tue, rentrant dans ce si sérieux bâtiment venant de sous une pluie battante… que dis-je… de sous le déluge…. Glissant dans leurs tongs…



Imaginez la tête de ma toute aussi sérieuse patronne tombant sur elles en train de boire le café avec moi en train de rire de l’odieuse plaisanterie qu’elles préparaient…



Certains se demandent encore pourquoi deux des trois ascenseurs sont subitement tombés en panne… moi pas !



Bref elles ont foutu le souk à mon taf… ont beaucoup plu à mes collègues proches au point de transformer Anne-Cha en une jeune fille rangée au langage beaucoup moins châtié que d’habitude.



Quatre choses sont à retenir de ce séjour des deux loulouttes à Paris.



La première c’est la pluie battante. Galère et tongs mouillées !



La seconde, c’est un truc trop fort : elles ont carrément fait du Poupou ! (là je parle aux initié(e)s de la ddp…) en allant porter un joli compliment enveloppé enrubanné version jme suis bien foutu de ta gueule konnard au domicile (et oui at home) d’un mec très kon qui a essayé (sans pour autant vraiment y arriver) de nous pourrir la vie au bistro. Chapeau bas les nanas ! enfin quand je dis chapeau bas je dis plutôt k-way refermé sur chevelure rousse pour ne pas la dénoncer et lunettes de soleil sous pluie pour l’inspecteur gadget aux chaussures trop glissantes pour s’enfuir en courant….



La troisième ! ah ! la troisième !

Je vous ai dit dans le truc d’avant que nous avions rencontré les deux voyous de la room, haïs ou adorés… ce que je ne regrettais pas et toujours pas d’ailleurs ... bisous les ptits loups !

Il nous manquait de rencontrer notre chié préféré ! le bruiteur de ces dames ! le fabricant de poulaillers virtuels, roi des renards et voleur de plumes, le gangster de Chicago, l’handicapé de Rennes, sur surnom est depuis peu et il ne le sait pas encore « franck quasi sans derche » en l’honneur de Harry Potter cherchez l’erreur….

Délicieuse soirée. Délicieux petit resto espagnol.



J’étais pourtant très inquiète dès potron minet, à l’heure du départ en auto pour aller au bureau lorsque les loulouttes sont sorties de chez moi avec cintres et vêtements pour la soirée…

Hem !

 

Traverser le hall de mon job et passer devant les huissiers (dorénavant morts de rire dès qu’ils me voient je dois le préciser) avec les deux loulouttes c’est déjà dur vous en conviendrez ! mais traverser en conservant l’air digne mais non moins désespéré avec elles deux PLUS les cintres et les vêtements sur l’épaule PLUS le chapeau de Lolotte….bref ! je les ai fait passer par les sous-sols et par le monte charge, plan discrétion assuré, elles m’en ont voulu de les faire voyager sept étages avec les poubelles mais…. Reste de dignité de Mirabelle oblige….



Au retour de leur périple parisien en fin de journée elles ont carrément investi les lieux, transformé les toilettes pour dames en salon de maquillage, squatté le bureau d’à côté toutes petites culottes dehors et je me demande bien pourquoi les voisins d’en face garde maintenant les rideaux toujours ouverts…..



Tu te rends compte Franck quasi sans derche ce qu’elles m’ont fait vivre pour toi !!!!!!



Puis toi tranquille devant le centre Italie II…



J’ai déjà dit combien la soirée avait été sympa hein !

Et on est d’accord sur un point ! on se reverra !!!



La quatrième enfin c’est la petite surprise qu’elles m’avaient réservée pour la dernière soirée. Mais ça ! ça reste entre moi et moi. ..



Le vendredi matin on a remis les valises dans l’auto

La ptite à l’arrière, coincée…. Etc

Je les ai laissées à la gare et suis aller bosser..

J’ai traversé le hall

J’ai dit bonjour aux huissiers

Ils ont eu l’air de chercher quelqu’un… avec leur tout nouveau petit sourire en coin...

Je me suis sentie bien seule dans l’ascenseur…

En me voyant arriver Anne-Cha a dit « flûte ! sont parties les bestioles ??? »

Juste un mois à attendre…

 

 

 

Par mirabelle des champs - Communauté : Les chroniques de la meute
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Jeudi 10 février 2011 4 10 /02 /Fév /2011 15:36

« comme un cheveu sale dans une soupe dégueulasse ! »

 

J’ai encore utilisé cette expression il n’y a pas si longtemps et à chaque fois ça me fait penser à Zaza… et à nos quelque peu virulentes discussions autour du sujet « internet ».

Zaza a des idées bien arrêtées et part du principe que, sauf  pour y trouver des recettes ou pour jouer, le net est un instrument du diable dont rien de bon ne peut sortir..

« ça t’a bouletourné ta soupe… !!!!! » traduisez : ce truc est tombé dans ta vie comme un cheveu sur la soupe et ça n’avait rien à y faire…

Elle considère qu’on ne peut y créer de liens tout y étant faux et mensonger…

J’ai beau lui dire que des faux-culs j’en croise tout autant dans la vraie vie…. Elle dit qu’on ne peut pas agrandir le cercle de famille sur le net…

 

Elle a une notion très extensive du cercle de famille, Zaza, qui intègre quiconque squatte plus de deux nuits son canapé ou sa chambre d’amis ; elle y intègre également tout animal errant à qui elle aurait donné à manger plus de deux jours de suite… il est important de préciser qu’en général les bestioles…. elles restent !!!

 

Mais envisager d’y inclure quelqu’un tombé du net !!!…. Inutile donc de vous dire que ce sujet devient vite comme certaines discussions politiques dans les dîners familiaux… ça prend une ampleur démesurée…

 

Internet est effectivement tombé comme ça dans ma vie, sans que je ne demande rien. Un jour on m’avait installé un PC, on m’a connectée…j’ai vu de la lumière dans un bistro… j’y suis entrée..

Arf ! quand je pense qu’à l’époque on ne pouvait justement pas toujours y entrer tant il y avait de monde…. Hier soir nous avons été jusqu’au chiffre hallucinant de dix présents…. Nous avons même  pu jouer ce qui n’est plus souvent le cas…

Bref !

 

J’ai commencé à créer des liens virtuels assez sympas et un jour, il y a trois ans à peu près, il y a eu Doudou…

Il se connectait en général avant le dîner et en seconde partie de soirée. Il avait plusieurs pseudos, ce dont je ne me suis rendue compte que bien plus tard, tous d’une belle couleur… celle des très bons joueurs… Je le trouvai marrant et sympa et un soir, lorsque nous sommes restés tous les deux à la table de jeu après une partie, il a dit : « enfin seuls »… lol…

Assez vite nous nous sommes aperçus que nous avions des points en commun, quasiment le même métier, un peu particulier… et surtout que nous étions pas loin d’être voisins, chacun de chaque côté de la frontière de nos deux départements du sud de l’Ile de France…

Vingt minutes de voiture sur voie rapide, y a pire hein !

Il a mis un peu de temps à me convaincre qu’un rendez-vous s’imposait… La suite était presque inévitable…

Il a à sa manière, c’est à dire avec un bon gros mensonge, réglé le problème de la petite relation virtuelle qu’il avait déjà et la suite s’est comptée en années, mois, semaines, jours… journées,  soirées,  nuits…

Quelques personnes savaient qui se cachait derrière Seb et ne l’ont jamais trahi..

 

Puis, me connaissant bien et de manière très habile, il a fait en sorte que ce soit moi qui mette fin à cette relation… sur la base d’un instant msn laissé en mon absence, d’une assez mauvaise foi vu que le sujet n’avait plus été évoqué par moi depuis longtemps, mais bon… j’en déduit avec le recul qu’il avait simplement dû s’en trouver une autre…

 

Peut-on en vouloir aux mecs d’être lâches ? ça fait partie de leur patrimoine génétique alors on ne peut pas lutter…

Et puis faire le deuil, c’est un peu ma spécialité…

 

Celui-là va continuer toute sa vie à courir après des petits bouts de plaisirs (j’ai pas dit bonheur hein) et je souhaite qu’il ne tombe pas sur une qui mettra la pagaille dans sa vie… ce serait vraiment ballot !!! …

 

Il aura malgré tout été celui qui m’a  fait sortir de la bulle dans laquelle j’avais organisé les conditions de ma survie…et je suis prête, pour le coup,  à aller de l’avant.

Le mot de la fin sur le sujet Doudou sera ce que m’avait dit quelqu’un à qui je tiens beaucoup « tu mérites  mieux que ça Nine !! »... pas d'accord hein !

Arf !

 

Pour en revenir à internet et au cercle de famille selon Zaza… je ne peux pas… ne pas parler de mes virtuelles frangines devenues frangines tout court.

 

Dans la vraie vie, j’ai déjà trois sœurs qui ne sont pas vraiment des sœurs :

 

D’abord il y a Zaza. Pas une sœur ! plutôt une siamoise version élastique qui de temps en temps nous pète à la figure…. Mais l’élastique est solide et n’a jamais lâché…

 

Puis les deux vraies… La première parce qu’elle n’est pas qu’une sœur vu qu’elle est bien plus que çà. Plus âgée, elle s’est toujours occupée de moi. On m’a raconté qu’elle avait passé son repas de mariage à pleurer parce qu’il était hors de question qu’elle parte sans le bébé brailleur que j’étais… Ceux qui nous connaissent savent qu’elle est à peu près la seule personne sur terre à pouvoir me faire obéir, c’est plus que ma sœur, elle est tout.

 

La seconde… lol… peu connaissent son existence. Quelques Furieux ! pas tous !  Je n’en parle jamais et c’est pas maintenant que je vais commencer. Si un jour quelqu’un me dit « je t’ai fait coucou dans la rue et tu m’as pas répondu…. » je saurai que l’autre est dans le coin. Rien de plus à en dire.

 

Mais Internet m’en a livré deux autres à domicile !

 

Au fil du temps et de nos rencontres, virtuelles puis réelles, en Belgique ou en Italie, les liens se sont tissés. Nous avons testé dernièrement leur solidité.

 

Nous avons en effet affronté une tempête façon vents déchaînés…Mais  les bases étaient solides et nous ont juste fait vaciller.

La situation était compliquée, l’accusation extérieure était erronée… et la vérité qui a pourtant été dite n’a pas été entendue… c’est vraiment dommage.

 

Mais nous avons à cette occasion, surtout deux d’entre nous, beaucoup parlé, beaucoup raconté, tout a été dit… nous avons fait le point au sextant… consolidé les liens au point de dentelle et nous avons repris notre route encore plus soudées…

Deux frangines de plus..

 

J’ai aussi rencontré d’autres personnes sur le net…

Je pense particulièrement à la petite tricoteuse de coussins si rigolote… dont j’aime bien les instants.. msn qui me sautent à la figure quand je me connecte lorsque ça fait longtemps qu’on a pas papoté, ou lorsque elle apparaît dans la room..

 

Il y en a eu d’autres des rencontres qui n’ont pas donné de suites mais qui ont été amicales et sympas…

 

Et je me dois de préciser, puisque je balance un peu, que j’ai aussi rencontré deux des énergumènes masculins de la room ! lol !

Que les autres détestaient ou adoraient… selon les heures ou les humeurs… les agressions ou les provocations…

 

Avec le premier j’ai passé une soirée cabaret formidable et vraiment sympa, et quelques heures au bord de l’océan ,  par grand vent… là où les bateaux mettent la journée à traverser…

Avec le second j’ai passé une super soirée enneigée à me bidonner…

Je les aime bien les deux loulous, et je ne regrette absolument pas de les avoir rencontrés…

 

Et puis il y a celles et ceux que j’aurais bien aimé connaître, par curiosité ou plus, si affinités… comme cette petite nana si sympa qui semble porter tant de choses sur ses épaules que sa hanche a lâché et qu’il a fallu lui réparer, comme la petite bretonne, pétulante et marrante…

 

Voilà ma Zaza !

Je croise tous les jours dans mon job des arrivistes de tout poil, des faux-culs serreurs de main opportunistes, des menteurs, des raseurs,  il n’y en a pas plus sur internet qu’ailleurs tu sais, ils mentent et cachent leur jeu tout autant…

 

Mais tu as raison sur un point : le net,  il ne faut pas en abuser, ni surtout y perdre son identité…

Moi je ne risque rien, je cours après elle depuis ma naissance et je ne l’ai jamais rattrapée…

 

 

Par mirabelle des champs - Communauté : Les chroniques de la meute
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Jeudi 13 janvier 2011 4 13 /01 /Jan /2011 18:52

La petite voiture rouge suivait rapidement les courbes sinueuses de la  route qui conduisait vers le bureau de poste de la toute petite ville,  lieu de travail de sa conductrice… musique à tue-tête… crinière au vent….

Elle réfléchissait en conduisant. Ce jour était le jour de tous les dangers… Les retraites étaient tombées sur les comptes la veille, on était à la mi-décembre, elle savait que tous ses petits vieux allaient défiler dans la journée pour retirer de quoi commencer les achats de Noël…

 

Elle savait qu’elle allait devoir être patiente, les écouter lui donner de leurs nouvelles comme chaque mois, elle savait qu’ils profitaient de ce passage à la Poste pour lui demander une tonne de conseils qui n’avaient rien à voir… mais elle était si gentille la dame rousse de la Poste, si bonne conseillère…

 

Bref ! la rousse postière savait que sa journée serait exténuante et stressante. Elle se disait qu’elle avait bien fait de finir la décoration du bureau de poste la veille…

 

Le chef postier qui ne souriait jamais était sorti de chez lui. Il marchait d’un bon pas vers le bureau l’air plus renfrogné que jamais… Marre !!! il en avait vraiment marre !!! La coupe était pleine et allait certainement rapidement déborder !!!!

 

Sa femme passait ses journées avachie sur le canapé et regardait des feuilletons débiles à la télé en boulottant des saloperies ce qui avait pour effet de la faire ressembler dorénavant à un truc informe, ou plutôt à prendre la forme du canapé… Elle ne s’occupait plus de lui et il devait faire à manger pour la famille en arrivant le soir… Ses enfants étaient désagréables… et ne le respectait absolument pas.

Hier soir avait été le ponpon, ils avaient écouté de la musique à tue-tête jusqu’à une heure très avancée et n’avait absolument rien fait lorsqu’il leur avait dit que le lendemain il travaillait et qu’il devait pouvoir dormir !!! flute !!! c’était lui qui les faisait vivre non !!! Sa femme avait attendu la fin du dernier feuilleton débile pour venir se coucher et le réveiller dans son troisième premier sommeil…. Le chef postier était très très contrarié !!!

 

 

La rousse postière était arrivée la première, comme d’habitude.

A neuf heures moins dix, comme tous les jours, elle avait ouvert le bureau puis refermé le bureau, allumé les lumières puis était entrée par la porte blindée qui isolait et protégeait le côté des employés. Les clients qui étaient déjà alignés à attendre à l’extérieur venaient confirmer son appréhension, la journée allait être chargée…

Elle avait posé ses affaires et s’était installée derrière son guichet… prête à dégainer les billets, les carnets de timbres et les répliques appropriées…

 

A neuf heures pile, comme tous les jours, le chef postier qui ne souriait jamais était arrivé. Il avait salué les clients, avait ouvert officiellement le bureau. Le rite était immuable. Il s’avançait vers le guichet, saluait la rousse postière « bonjour madame la postière ! » et se retournait, souhaitait une bonne journée aux usagers et rentrait dans sa tanière..

 

A neuf heures une, comme tous les jours, la rousse postière répondait au chef postier qui ne souriait jamais « bonjour monsieur le chef postier ! avec un sourire carnassier… » et, dès qu’il avait le dos tourné ... lui faisait une grimace qui, au fil du temps, avait gagné en intensité…

 

Ce que ne savait pas la rousse postière, c’est que le chef postier qui ne souriait jamais, chaque jour, depuis toutes ces années, voyait dans le reflet de la vitre la grimace au fil du temps améliorée….

 

Le chef postier qui ne souriait jamais  était donc rentré dans son bureau très chaffoin et se disait que c’en était trop… qu’il allait devoir agir de manière appropriée et sévir… Sa femme débile.. ses enfants arrogants.. cette rousse postière irrespectueuse.. trop c’était trop !!!!

 

 

La journée avait été conforme aux prévisions de la rousse postière. Elle avait à peine eu le temps de respirer… l’informatique était tombée en panne… elle était en rupture de stock des imprimés les plus demandés… certains clients non habitués s’étaient mis à récriminer… Elle avait passé sa pause déjeuner à tenter sans succès d’échanger une paire de chaussures au magasin du coin vu que son aîné s’était mis, d’un seul coup d’un seul, à grandir des pieds…  Elle avait passé une heure à ramasser le contenu hétéroclite de son sac second domicile, qui était tombé…(elle y avait à l’occasion retrouvé la chaussette qui manquait sur son fil de séchage)…

La rousse postière n’en pouvait plus lorsqu’à 17 h 30 elle avait fermé la porte derrière le dernier usager..

 

A 17 h 35 le chef postier qui ne souriait jamais était sorti de son bureau, s’était présenté devant le guichet « à demain madame la postière », à 17 h 37 puisqu’elle prenait un malin plaisir à faire semblant d’être occupée elle avait répondu « à demain monsieur le chef postier »… il s’était retourné… avait vu la grimace du soir, réplique en plus appuyée de celle du matin, s’était renfrogné, avait pensé qu’il allait retrouver bobonne avachie devant la télé, qu’il allait devoir faire à manger… Il était sorti du bureau très très contrarié..

 

A 17 h 45 la rousse postière avait attrapé son sac second domicile d’une main, les sacs postaux qu’elle devait déposer à côté de la porte d’entrée de l’autre, avait passé la porte blindée qu’elle avait laissé se refermer, posé les sacs postaux, ouvert son sac second domicile pour prendre ses clefs…

 

Il faut savoir que, dès lors que le claquement sinistre de la porte blindée avait retenti, elle n’avait droit qu’à une ouverture de la porte principale qui devait dans la minute être refermée à clef.... Si tel n’était pas le cas, une sirène stridente à faire danser les sourds se déclenchait et alertait les services de police de la petite ville.

 

Arf…

 

Pas de clefs… !!!!

 

Pas de panique…Tant qu’elle n’ouvrait pas la porte rien ne pouvait se passer…

 

La rousse postière avait alors retourné son sac second domicile dans tous les sens, exploré le trou de la doublure, rien ! pas de clefs…

Elle s’était alors approchée du guichet, tout contre la vitre..

Et vu le trousseau de clefs…. Par terre ! De l’autre côté de la porte blindée… là ou son sac second domicile était tombé….

 

Pas de panique…Tant qu’elle n’ouvrait pas la porte rien ne pouvait se passer…

Mais bon ! elle n’allait pas passer la nuit à se demander comment faire hein !!

 

Un des petits vieux habitués passait sur le trottoir et vit la postière…

Vu qu’il avait mal calculé le montant de son retrait du matin et qu’il n’en restait plus rien, il se dit alors qu’il pouvait peut-être demander à cette si gentille dame rousse d’ouvrir quelques secondes son guichet…

C’est alors qu’il montait la rampe d’accès qu’elle s’est précipitée afin de retenir la porte. Elle criait en même temps « n’ouvrez pas !!! n’ouvrez pas !!! »

 

 

Interloqué, le petit vieux s’est arrêté, se disant que cette rousse postière si aimable d’habitude avait un comportement bien étrange… Il est donc reparti doucement non sans se retourner pour la voir continuer à s’agiter dans tous les sens.

 

Il a croisé le vigile du supermarché, occupé à ranger les achats d’une charmante ménagère dans le coffre de sa voiture, ce qu’il faisait de bon cœur vu qu’elle lui laissait toujours la pièce et vu qu’il s’ennuyait ferme à surveiller un super marché où rien ne se passait jamais…

Le vieux monsieur lui dit alors que la charmante dame rousse de la poste avait l’air très agitée derrière sa porte…

 

Le sang du vigile qui s’ennuyait ne fit qu’un tour… Il se dit que son heure de gloire allait arriver… A tous les coups la rousse postière avait été prise en otage et cherchait à les alerter…

Il était alors accouru, la main sur son arme de service, vers le bureau de poste…

 

En le voyant notre rousse postière s’était, de son côté, précipitée sur la porte en remuant les bras, la tête, en hurlant « n’ouvrez pas ! n’ouvrez pas ! » ce que ne pouvait entendre le vigile qui crut lire sur ses lèvres « aidez moi ! aidez moi ! »

 

Arf ! arrêt brusque du vigile et intense cogitation… Ne pas faire n’importe quoi…

 

Appeler la police…

Le vigile est alors reparti vers le super marché en se disant que ça allait enfin bouger un peu… Il attendait depuis si longtemps ce moment…

 

Pendant ce temps la rousse postière craquait..

Journée trop dure ! Solution impossible à trouver… Si près de la retraite… son monde s’écroulait… elle se voyait dormir à même le sol, sans manger, pour sûr qu’ils la trouveraient morte le lendemain matin… Il fallait absolument qu’elle s’arrange pour avoir sur elle sa plus belle grimace pour le chef postier qui ne souriait jamais…

 

Elle parlait toute seule, gigotait sec, tournait en rond, agitait les bras…

 

La police est arrivée. Le vigile était tout fier de son rôle dans cette prise d’otage. Le petit vieux s’était installé à la terrasse du café pour regarder…

La rousse postière continuait à s’agiter….

 

La première idée des policiers a été d’appeler le chef postier qui ne souriait jamais…

Informé de ce que la rousse postière était victime d’une prise d’otage, il a laissé en plan les œufs brouillés et s’est précipité…

 

Lorsque la rousse postière l’a vu arriver elle s’est dit que son supplice allait enfin cesser… le chef postier qui ne souriait jamais avait en effet toujours sur lui un trousseau de clefs…

 

Elle s’est alors précipitée derrière la vitre et a agité les bras dans tous les sens pour attirer son attention « aboulez les clefs !!!!!!! »

 

Le vigile a cru lire « ils veulent me tuer !!!!!!! »

 

Mais les policiers devaient réfléchir, et parler d’un plan de sauvetage avec le chef postier qui ne souriait jamais… et le temps passait…

Et plus le temps passait et plus la rousse postière s’agitait…

 

Le temps que les belges policiers réalisent que des preneurs d’otages n’auraient pas laissé la rousse postière seule derrière la porte de la poste d’une part et qu’ils en auraient visiblement eu trop marre de la voir vitupérer d’autre part, les belges policiers se sont dit qu’il n’y  avait peut être pas de prise d’otage. Le chef postier qui ne souriait jamais leur a dit qu’il allait de ce pas monter la rampe d’accès, quitte à laisser sur place la vie dont il n’avait plus envie au cas où on lui tirerait une balle  dans la tête…

 

Et tout s’est passé très vite…

 

Le chef postier qui ne souriait jamais s’est rué dans la rampe d’accès

Le chef postier qui ne souriait jamais a ouvert la porte

La rousse postière s’est jetée sur lui pour lui prendre son trousseau de clefs

Le chef postier a cherché à se dégager mais n’y est pas arrivé

La rousse postière, perdant tout contrôle, lui a mis un pain dans la tronche histoire de le calmer, n’oublions pas qu’elle voulait à tout prix  récupérer son trousseau de clefs..

Les belges policiers sont arrivés,  se sont emparés de la rousse postière et l’ont menottée…

Elle hurlait

Ils l’ont traînée dans leur véhicule…

Elle se débattait…

Ils ont demandé au chef postier qui ne souriait jamais s’il voulait porter plainte pour agression caractérisée…

 

 

C’est à ce moment précis que le chef postier qui ne souriait jamais a su qu’il tenait sa vengeance…Trop de grimaces accumulées, trop de sourires carnassiers…

 

Il a répondu Oui !!! qu’on l’enferme !!!

 

Lorsque le véhicule de police a été parti, toute rousse postière hurlante, le chef postier qui ne souriait jamais est resté un peu dans le bureau de poste.

Le silence était retombé.

 

Il a ouvert la porte blindée, est passé derrière le guichet de la rousse postière, s’est assis à sa place, a regardé ses photos collées, a vu le trousseau de clefs par terre et l’a ramassé..

Non ! décidément il ne regrettait pas !! elle avait eu tort de se moquer de lui chaque matin…

Non mais quand même ! …

 

Il a lu les petits post-it collés au dessus de la poignée de porte, dont un qui disait « passer prendre le pain… »

Il s’est dit que sa famille allait s’inquiéter..

Non, il n’allait pas regretter !! non mais quand même…

 

Il est repassé du côté des usagers…

Il a vu la déco qu’elle avait confectionnée.. le sapin.. les faux cadeaux, fabriqués à partir de cartons qu’elle avait recyclés et emballés… avec du papier qu’elle avait acheté…

Il a repensé à toutes les petites attentions qu’elle avait pour les clients âgés..

 

 

Le chef postier qui ne souriait jamais est reparti très vite vers le poste de police pour la faire relâcher..

Il lui a longuement parlé…

De lui…

De sa femme qui avait pris la forme d’un canapé dans lequel il ne s’asseyait plus jamais…

Des ses enfants bruyants… qui allaient partir et qu’il resterait seul avec son canapé…

Des grimaces du soir et du matin qu’il voyait dans le miroir

Des sourires qu’il trouvait carnassiers

Il s’est excusé et lui a proposé une semaine de congés et lui disant qu’elle n’en avait pas assez et que c’est peut être pour ça qu’elle avait craqué…

Il lui a dit qu’il s’en voulait..

 

La rousse postière qui au début voulait le tuer s’était calmée..

Elle l’a écouté lui parler

A découvert que cet homme souffrait

Lui a dit qu’elle regrettait pour les grimaces

Que son sourire n’était pas carnassier

Mais qu’elle acceptait bien volontiers les congés en lui disant qu’elle n’en avait pas assez et que c’est peut être pour ça qu’elle avait craqué…

 

 

La petite voiture rouge suivait rapidement les courbes sinueuses de la  route qui conduisait vers le bureau de poste de la toute petite ville,  lieu de travail de sa conductrice… musique à tue-tête… crinière au vent….

La rousse postière reprenait après des congés bien occupés avec ses deux amies, une italienne et une  française un peu déjantées…

 

Elle est arrivée la première, comme d’habitude.

A neuf heures moins dix, elle a ouvert le bureau puis refermé le bureau, allumé les lumières puis est entrée par la porte blindée du côté des employés. Elle a collé un post-it au dessus de la poignée « penser aux clefs ».

Elle s’est installée derrière son guichet.

 

A neuf heures pile, comme tous les jours, le chef postier qui ne souriait jamais est arrivé. Il a salué les clients, a ouvert officiellement le bureau. Il s’est avancé vers le guichet, a salué la rousse postière « bonjour madame la postière ! » et s’est retourné… a souhaité une bonne journée aux usagers.

 

A neuf heures une, la rousse postière a répondu « bonjour monsieur le chef postier ! avec un sourire carnassier… » et, dès qu’il a eu le dos tourné ... lui a fait une grimace pleine de tendresse tout récemment peaufinée…

 

Le chef postier a vu la grimace dans le reflet de la vitre …

 

Ce jour-là, lorsqu’il est entré son bureau, le chef postier souriait.

 

Par mirabelle des champs - Communauté : Les chroniques de la meute
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Dimanche 26 décembre 2010 7 26 /12 /Déc /2010 16:20

Oui ! je sais ! ça faisait longtemps ! m'engueulez plus !! Je n'avais tout simplement plus envie... Mais alors plus du tout... Rien à dire... Encéphalogramme plat... Mon cerveau est depuis quelques longues semaines comme anesthésié, comme si j'étais devenue vieille d'un seul coup...

C'est peut-être ça ! On se couche un soir on est jeune et on se réveille... zou ! on est vieux...

 

Bref !

Des nouvelles d'abord.

Non je n'ai toujours rien décidé pour mon genou... no comment donc et de toute manière j'ai une autre priorité !

 

Comme je vous l'ai déjà dit, avec moi ça s'arrête jamais hein ! ...

Donc petite aventure verglacée qui me voit me déplacer avec une aisance douloureuse et très incertaine... et il n'y a bien que Kenny pour avoir encore sorti une méchanceté... pourquoi ça me surprend pas ??

 

Zaza pour sa part continue à analyser... genou fusillé... dos en morceaux.... elle a encore sorti un truc du style "faut bien qu'on te stoppe puisque tu veux pas le faire toi-même"... Cogite Zaza.. cogite...

Je sais qu'un de ces jours mon tel va sonner et qu'elle va me hurler dans les oreilles "je saisssssssssssssssssssssss"

Mdr !!

 

Mais bon ! si je suis revenue ici c'est pour raconter mes quelques jours dans le grand nord (le sud de la Belgique je veux dire...)

J'ai promis aux Furieux donc ! je m'exécute

 

On avait pris rendez-vous chez Lolotte cette fois-ci. Je partais avec ma nouvelle auto et je devais récupérer Vini à l'aéroport de Charleroi.

J'ai été un peu inquiète vu la météo mais bon an mal an on devait juste passer les trois jours entre deux averses de neige et ça pouvait le faire.

J'ai donc quitté le bureau vers 16 h le vendredi et à 21 h j'étais à la sortie de l'avion. J'ai chargé le petit paquet frigorifié et nous voilà parties, sans aucune inquiétude vu que j'avais imprimé le parcours via Mappy et que j'avais un guide pour décrypter et faire coïncider les panneaux et la feuille de route.

Je ne pouvais pas savoir, bien sûr, que mettre une feuille de route débile entre les mains d'une italienne gelée ne pouvait rien donner de bon !!!

 

Pour aller de l'aéroport à chez Lolotte, c'est simple, il n'y a que de l'autoroute et de la voie rapide....

Et dès la sortie du parking de l'aéroport le glaçon sur pattes a dit "faut prrrrrendrrrre la rue de Ransart..." Arf !

Une heure après nous roulions sur des petites routes sombres, dans la neige, sans croiser âme qui vive... et comme elle dit si bien "mèèèèèèèè...." No man's land blanc... grand moment de solitude... Savoir que nous roulions parallèles à l'autoroute qui était parfaitement dégagée... elle..

 

Heureusement, de temps en temps nous voyions le panneau Namur donc tout allait bien, arrivées là-bas on trouverait la route... sûrement... Lorsqu'on y est arrivées, pour être plus sûres, on a demandé notre chemin au seul pékin qu'on a croisé.

Quand il a dit "oula"... j'ai eu un petit frisson qui n'était pas dû à la vitre ouverte....

 

Nous avons quand même fini par retrouver la civilisation (ce que nous avons fêté en fumant toutes vitres ouvertes que nous avons refermées dès que la ptite a commencé à virer au violet) et arriver à bon port.

 

Lolotte nous a expliqué que nous avions emprunté LA route, celle des car-jacking, celle des accidents.... celle de tous les dangers quoi !!

La même Lolotte qui avait fait le plein de spécialités et nous en a ouvert quelques unes dès notre arrivée pour nous remettre de nos émotions.

 

Le samedi c'était Namur, en train.

Petite virée recouverte de neige, shopping glacé pour finir dans un petit troquet à spécialités... dont nous sommes ressorties bien longtemps plus tard.

 

Il paraît que le marchand de fromages du marché de Noël est persuadé que les nanas de Namur sont des cinglées et que tous les mecs qui de près ou même de loin ressemblaient à un père Noël en sont encore traumatisés vu qu'ils se sont fait courser (m'a t'on dit) par une boîteuse, soutenue par deux folles hilares, qui leur criait "je veux un père noel!!!!" (ou un truc du genre)...

 

Bref ! retour en train dont je ne me souviens absolument pas vu que j'ai dû m'assoupir un poil et petite soirée arrosée et enneigée.. à tel point qu'on a fini par abdiquer et arrêter de sauver le cendrier sur la table dehors..

 

La ptite a appris à reconnaître stalactite et stalacmite... puisque tite tombe et.... .ite monte... (certains fou-rires ne peuvent se décrire)..

 

Le dimanche nous avons dû modifier nos plans vu qu'il neigeait très fort. On s'enfonçait presque jusqu'aux genoux... journée tranquilou donc et on a, d'un seul coup d'un seul, eu l'idée de faire un bonhomme de neige... Aussitôt dit aussitôt équipées et nous voilà parties dans le jardin.. Nous avons oeuvré un bon moment pour réussir à faire un magnifique bonhomme aussi grand que nous, que nous avons bien sûr équipé aux couleurs du club de Lolotte, violet et blanc, (quelqu'un a peut-être cherché son bonnet et son écharpe...) Quelques noix et une carotte ont permis de finaliser notre chef d'oeuvre (je sais ce que vous pensez mais non !!! au milieu du visage la carotte !!!)

 

dec 2010 030

 

Après un tel déploiement d'énergie fallait bien se reconstituer un brin !! ce que nous avons fait... vous avez dit spécialités ??

 

Le lundi Bruxelles !!

Lolotte m'avait dit pour mes béquilles que c'était pas la peine vu que, même si on marchait un peu, on ferait des haltes dans les troquets... moi hein ! devant un tel argument !!

 

Dès potron minet nous vlà parties, emmenées jusqu'à la gare par le chef que je remercie ici de s'être occupé de ma voiture... avoir pensé à mettre de l'antigel dans le lave-glace, me l'avoir bougée pour pas qu'elle reste coincée en bas de la pente, me l'avoir déneigée... gentillesse quand tu nous tiens...

 

Le matin : atomium.. sur fond de parcours verglacé et vue magnifique de tout en haut après des escalators façon startrek et un ascenseur qui nous laisse entrevoir le septième ciel..

  

 Nous sommes ensuite revenues en centre ville pour trouver, dans la fameuse rue des bouchers, le petit resto où on devait se poser.

Les employés y font de la retape pour faire entrer les promeneurs dans leur établissement et nous, c'est celui qui a trouvé l'argument suprême qui a gagné... petit jardin d'hiver où l'on pouvait fumer...

Super repas... Super moment

 

L'après-midi, nous avons exploré TOUTES les rues, y compris les plus petites...

Arf !!!

Nous avons été voir le Manneken Pis ainsi que sa petite soeur Janneke, qui elle aussi....

J'ai adoré la grande place de Bruxelles. C'est vraiment magnifique...

Dommage qu'à ce moment là j'avais l'impression d'avoir une tonne de plomb à la place de la jambe... et que je ne pouvais plus, mais vraiment plus, avancer...

Retour fou-rire dans le train où les deux énergumènes se sont un peu lachées et m'ont carrément mis la honte à la fin...

 

Retour voiture du chef endormie et petite soirée invité surprise..

 

Nous avons fini les bouteilles de pécket (l'en restait pas beaucoup hein) et il a fallu retourner chercher du stock de bières au frigo, mais à trois heures du mat on était encore à jouer à un truc délirant très connu, mimer un mot que les autres doivent trouver... c'est tout con hein ! mais c'est carrément poiloche voire hilarant par moment...

 

Je n'ai pas vu la vierge dans la bouteille ce soir-là, mais j'ai bien dû rêver d'une dinde qui gloussait et d'un panda géant...

 

Nous nous sommes couchées fort tard (ou fort tôt)...

 

Le lendemain matin on a comaté cafés et on s'est préparées. Et oui ! c'était terminé...

Après déjeuner on a laissé notre Lolotte au coin du feu et on est reparties, par la bonne route cette fois-ci.

J'ai déposé le petit paquet frigorifié à l'avion et je suis rentrée.

 

Le lendemain j'avais prévu de ne pas aller bosser et bien m'en a pris puisque ça a été le jour de la grande pagaille neigeuse autour de Paris...

 

Depuis rien de notable à signaler, j'ai repris mes petites journées à pas avoir le temps de respirer.. j'ai appris le sens du mot dérapage incontrôlé... j'ai passé mon réveillon tranquilou toute encodéïnée...

Voilà !

 

Vous aurez remarqué que le ton a changé hein ! j'ai un peu de mal à aligner des phrases, je ne sais plus écrire je crois... peut-être que c'est comme le vélo, ça va revenir... Non Kenny ! clair que je monterai pas sur un vélo !!! avec ma chance....

Bon ! à bientôt en tout cas ! j'ai encore un ou deux trucs à vous raconter...

Entre autre, l'histoire de l'odieuse postière rousse qu'on avait fait enfermer...

Par mirabelle des champs - Communauté : Les chroniques de la meute
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Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 17:35

C’était l’effervescence dans la cité.

 

Un jour l’animateur de la maison de quartier avait eu envie de monter un spectacle avec les jeunes qu’il voyait traîner de ci de là après les cours (voire pendant les cours), et contre toute attente ils avaient presque tous adhéré à l’idée.

 

Cela faisait maintenant plusieurs semaines que les répétitions s’enchaînaient à un rythme soutenu, les acteurs débutants ayant assez de mal à se faire entendre au milieu du chahut des autres, spectateurs impliqués…. et pas mal dissipés…

 

Le metteur en scène bénévole, boucher de son état au supermarché du coin, avait la pression puisque les tickets d’entrée avaient tous été vendus et que la salle aurait du mal à contenir tout ce que les acteurs et supporters avaient comme famille, amis, voisins et j’en passe.

 

Il avait décidé de revisiter Roméo et Juliette à la sauce fin heureuse, Roméo passant tous les soirs chercher Julietta pour l’emmener se balader sur sa Harley… et retrouver une bande d’amis spécialisés dans le tuning et les courses sauvages en terrain malgré tout autorisé…il n’allait quand même pas faire l’apanage de l’affrontement avec les autorités constituées…

 

Le choix des deux principaux personnages avait été rapide.

Roméo serait joué par le champion du quartier de lutte gréco-romaine dans bac à sable détourné et Julietta par celle qui avait été élue miss camping municipal de ce petit village au bord de l’eau l’été précédent.

 

Les doublures suivaient religieusement les répétitions, celle de Roméo de façon très sereine (il n’aurait rien à faire et bénéficiait des « collations » payées par la municipalité à chaque répétition) celle de Julietta, apprentie coiffeuse métissée, de façon très excitée.

 

Il y avait en effet un gros problème…

 

Julietta était peut-être belle… mais elle n’arrivait pas à retenir son texte et se mettait à bégayer dès que plus de trois personnes la regardaient… Et notre apprentie coiffeuse métissée de soutenir en permanence que le choix n’avait pas été bon, qu’ELLE seule, pouvait jouer Julietta qui pouvait tout-à-fait, vu l’incohérence de l’adaptation, être métissée, mais qu’au moins elle pourrait jouer sans bafouiller un texte qu’elle connaissait déjà par cœur…

 

Selon elle, ce metteur en scène bénévole, boucher de son état, n’avait aucun sens pratique et devait être raciste, à moins qu’il ne soit amoureux de la miss camping municipal… 

 

Et chaque jour elle balançait ses récriminations et sa colère à son petit copain..

Chaque jour elle lui prenait copieusement la tête..

 

Celui-ci, un peu fragile côté gestion du stress vu qu’il préparait activement un examen qui le mènerait vers la poursuite d’une activité scolaire, chose à peine croyable il y a quelques mois en arrière, en avait un peu marre de l’entendre pleurnicher …. Mais il était accro à sa petite métisse et il l’aimait… Alors il prenait fait et cause pour elle…

 

Le jour de la représentation était arrivé et tout le quartier de la cité s’était endimanché pour l’occasion.

Le metteur en scène bénévole s’était fait remplacer toute la journée auprès des bavettes, flanchets et autres morceaux prédécoupés pour tout régler une dernière fois…

 

Les acteurs étaient surexcités, la doublure féminine était carrément hors d’elle de tant d’injustice, elle fulminait…

 

Son petit copain ne rêvait plus maintenant que d’un monde de silence et de paix… mais pour elle il était outré… très outré… tellement outré…

 

Le spectacle allait commencer.

Il y avait foule et les lumières étaient encore allumées dans la salle.

 

Julietta qui s’essayait sans y parvenir à sortir un seul son de sa gorge, avait aussi les intestins qui stressaient.

Il était clair que Julietta devrait être remplacée.

 

La doublure, n’a pris qu’une minute pour lui piquer son costume de scène et pour l’endosser..

La doublure était prête.

 Plus d’injustice, plus de racisme, son moment de gloire allait arriver.

 

Les lumières de la salle s’étaient éteintes.

Le spectacle était magnifique.

Julietta avait une élocution parfaite et un jeu plein de générosité.

Julietta prenait clairement son pied…

Elle ne pouvait pas voir que son petit ami n’était pas arrivé…

 

Il avait passé tout le début de la soirée à hanter les caves du quartier pour y chercher l’arme et les munitions qu’il y savait planquées…

 

Trop de querelles à cause de cette miss camping municipal, trop de pression de sa dulcinée, trop de stress ces temps derniers… Il allait péter un câble, il le savait…

 

C’est au moment de la dernière scène du dernier acte qu’il est entré.

Jusqu’au premier rang, juste devant la scène il s’est glissé…

 

Julietta, toute recouverte de son voile blanc de mariée venait de dire oui..

Il a tiré. .

 

Tout a ensuite été très vite…

Pendant que la mariée s’écroulait, qu’il était ceinturé par les spectateurs du premier rang et que tout le monde criait il a vu la miss camping sortir de nulle part en hurlant.

 

Il a alors regardé la mariée allongée dont on avait soulevé le voile.

 

La mariée était morte.

Elle était métissée…

Par mirabelle des champs - Communauté : Les chroniques de la meute
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Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /Oct /2010 16:28

La femme n'avait pas d'âge. Elle n'était pas spécialement belle. S'habillait dans de vieux vêtements fânés. Elle vivait seule dans son petit appartement, perdu au beau milieu de tous ces bâtiments, dans cette banlieue sans âme...

 

Son mari était mort depuis bien longtemps, ses enfants étaient partis, elle les voyait rarement, ne connaissait que très peu ses petits enfants...

 

Elle vivait chichement de son allocation chômage, passait ses journées assise au coin de sa table de salle à manger, à fumer, en regardant des débilités à la télé...

 

Elle rêvait de travailler...

 

Tous les jours elle sortait faire quelques courses et passait au pôle emploi.

 

Elle rêvait de travailler... le courage ne lui manquait pas...

 

Ce jour-là, l'homme-tronc qui gérait son dossier lui a dit : "écoutez ! demain je pense avoir une très bonne nouvelle pour vous"

 

Un sourire qu'il ne lui avait jamais connu est alors apparu sur le visage de la femme sans âge...

 

En rentrant elle s'est arrêtée chez le fleuriste, acheter un beau bouquet...

Elle s'est offert une religieuse au chocolat, son dessert préféré...

Elle a ouvert toutes ses fenêtres pour laisser le soleil entrer...

 

Le lendemain matin, elle a pris tout son temps pour se préparer...

 

Elle s'est maquillée, ce qui ne lui était pas arrivé depuis une éternité.

 

Elle a sorti la jolie petite robe qu'elle n'avait que très peu portée, et le petit sac qui allait bien avec, acheté tout exprès...

 

C'est en souriant qu'elle est passée devant la loge et la concierge a pensé "elle a l'air heureuse, elle a peut-être trouvé quelqu'un, elle le mérite bien.."

 

Pendant le trajet elle pensait nouvelle télé, et pour ses petits enfants plein de jouets...

 

L'homme tronc lui a dit : "je suis vraiment désolé, je n'aurais pas dû vous faire espèrer, mais ne vous inquiétez pas on va bien finir par trouver.."

 

Elle a serré son petit sac contre sa belle robe et elle est sortie, en lui disant doucement "mais ce n'est pas grave... à demain... merci... "

 

C'est au-dehors que les larmes ont commencé à couler doucement, pendant qu'elle avançait sur la passerelle qui relie les bâtiments, assez haut au-dessus de la route...

 

C'est en voyant le bus au loin qu'elle s'est décidée. Elle a enjambé le parapet...

 

Le bus a stoppé à temps... Mais il était trop tard, elle était morte sur le coup dans sa belle robe, en serrant son petit sac...

 

Les gens sont accourus, choqués, ont appelé les pompiers, en se demandant qui c'était...

 

Dans la foule un des jeunes désoeuvrés qui squattaient le banc sur le trottoir s'est approché...

 

Il s'est doucement penché...

 

Puis il a arraché le petit sac et s'est enfui en courant...

 

 

Par mirabelle des champs - Communauté : Les chroniques de la meute
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